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Cabrel Encore Et Encore Explication Essay

Ca valait le coup d'attendre encore et encore. Sept ans de réflexion ont été nécessaires pour accoucher in fine d'« In Extremis ". Non que l'Astaffortais soit resté inactif pendant ce temps, loin de là - un disque de reprises, risqué mais réussi, du « master of songs » Bob Dylan, une participation à l'écriture du « Soldat Rose 2 », et une tournée en solo, guitare en bandoulière, de douze dates aux Etats-Unis.

Contrairement à la légende, Cabrel ne passe pas son temps à regarder pousser ses arbres depuis sa cabane au fond de son jardin lot-et-garonnais. Il a juste le goût des rimes sans frime, des vers sans dévers, des couplets bien replets et des refrains sans frein. Il peut passer des heures à clouer des notes sur ses sabots de bois, jusqu'à obtenir la « blue note ".

Compassion et grande tendresse

Celui qui se définit comme un Italien qui chante en français avec un accent occitan des chansons américaines aime les roses et les orties, titre de son album de 2008 qui fut son plus grand succès (800.000 exemplaires vendus). Les roses parce qu'elles allient la piqûre de leurs épines et le capiteux de leur parfum. Et les orties qui n'ont l'air de rien mais qui piquent quand on s'y frotte. Selon l'homme au 18 millions de disques, une bonne chanson est une chanson qu'on ne comprend pas d'emblée. « In extremis " porte tout ce qui fait qu'on aime Cabrel : un regard politique, social et écologique - Oh ! les gros mots ! - doublé d'une compassion et d'une grande tendresse pour les humains, ses amis, ses frères. Il y a aussi la crainte du concert de trop (« La Voix du crooner »), la nostalgie pour le temps qui passe (« Les Tours gratuits »), l'amour toujours (« A chaque amour que nous ferons »), le bout du chemin que l'on veut conjurer (« Partis pour rester »), le geste si français de pure chevalerie (« Azincourt ») et un surprenant détour par le Golgotha (« Dans chaque coeur »).

Dans « Dur comme fer », Cabrel s'en prend aux mensonges des politiques : « Il est soulevé par la grâce/Il dit qu'il va changer nos vies/Sous les dorures des palaces/on a juste peur qu'il oublie. » « Le pays d'à côté » dénonce les mirages entretenus par ceux qui disent que l'herbe est plus verte ailleurs. « Mandela, pendant ce temps » met en regard les vingt-sept années passées en prison du père du peuple arc-en-ciel et la nôtre en liberté. « Mon coeur, mon amour, mon enfant/Au matin de tes vingt-sept ans/pense à tout ce que tu as pu faire... » Dans « In extremis », Cabrel, qui fut maoïste tendance moustache - son premier groupe s'appelait « Les Gaulois " -, rappelle la folie que fut le génocide des oiseaux ordonné par le Grand Timonier. Et le désastre qui s'ensuivit. Politique, on vous dit !

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de Francis Cabrel. Smart/Sony Music.

- Блоки из четырех знаков, ну прямо ЭНИГМА. Директор понимающе кивнул. ЭНИГМА, это двенадцатитонное чудовище нацистов, была самой известной в истории шифровальной машиной. Там тоже были группы из четырех знаков. - Потрясающе, - страдальчески сказал директор.